" Tu ne trouveras pas un seul livre où la sagesse divine t'apparaîtra de façon plus intime que lorsque tu vas dans un pré en fleurs ; là, tu verras la force merveilleuse de Dieu, tu la sentiras et la goûteras, bien que ce ne soit qu'un symbole " Jacob Boehme.

Notre pratique s'apparente à une sorte de progression géologique
et systémique, par laquelle nous posons des plaques patiemment les unes
sur les autres pour les encastrer, et notre gourou (la force innée de
l'univers que nous appelons la " matrice avatarique ") n'a plus qu'à
les mettre en mouvement spontané et en giration. Une plaque Amma, une
plaque Lopön, une plaque Mère et Aurobindo, une plaque d'amitiés,
une plaque Roman, une plaque Musique, une Plaque enfants, etc
Chacun peut
composer son programme selon ses préférences, ses inclinaisons
et ses choix, pour assembler les racines de son esprit à partir de signes
détectés par des radars efficients.
Le plus dur, c'est de voir tous les matériaux à notre disposition
et de les réunir rapidement. En réalité c'est notre aveuglement,
notre bêtise et notre paresse qui nous trompent le plus, car nous avons
sous notre nez beaucoup plus que ce que nous croyons. La plus grande partie
est étalée sous nos pupilles ébahies. Toutefois nous
ne discernons rien et tout les trésors potentiels finissent banalisés
devant nos regards mornes à la place de porter leurs fruits légitimes.
Réussir à activer la sphère volitive présente en
son propre centre et aimer les êtres en voyant leur potentiel de développement
futur s'avère un jeu de longue haleine, mais possible si on a du cur
à l'ouvrage. Il n'y a aucun miracle qui puisse nous amener au succès
escompté, sinon une longue application, ferme et constante dans l'adversité
comme dans la réussite.
Mais chacun préfère attendre des autres (surtout de Dieu) un "
truc " qui va mettre le feu aux poudres et donner un " pouvoir "
relatif immédiat, qui le rendra supérieur à ses voisins
sans aucun travail de sa part. Sans voir que ce serait l'injustice absolue,
et que de telles prières ne peuvent que s'adresser au démon. Tout
dans la nature procède par petites touches, et les " grands sauts
" marquent une éclosion subite qui parachève de longues évolutions
soignées, préparées sur le long terme tout au long de la
maturation du Règne hominal et du déploiement intégral
de ses facultés. L'action de la Providence par définition ne peut
pas s'imposer par à-coups, même si elle imprègne en toile
de fond le cours naturel des événements, sinon ça serait
le mime du Destin. Aujourd'hui, une même évidence s'impose encore
et toujours. Nous ne pouvons pas comprendre les textes même du Dharma,
car nous n'en possédons pas la langue ni la culture, au sens propre comme
au figuré. Et donc nous ne pouvons espérer accéder au sens
réel et définitif sans inventer un chemin propre.
Comment remédier au manque de culture qui grève tous les efforts
sincères des étudiants attelés au dharma ? Ils sont privés
de transmission de première main, d'amitiés fondées sur
un lien social authentique qui se trame lors des premiers émois de la
jeunesse lorsqu'elle est guidée par un sage précepteur. Et ils
ne peuvent pas non plus profiter des lumières de l'Histoire, de l'étude
des langues vivantes et anciennes, de la musique antique associée à
la poésie, ni de la philosophie naturelle qui fonde l'ensemble. Car ils
en ont été privés ou ils s'en sont détournés
trop tôt. Toutes ces matières sont mal ou pas enseignées,
par abstractions et par mécanismes plutôt que par goût et
jugement certain, et elles écurent les jeunes pousses rebelles
au formatage forcé. En réalité, ces humanités antiques
ne relèvent pas d'une simple juxtaposition de domaines séparés,
mais expriment le déploiement sublime d'un seul et unique Esprit, qui
englobe les gammes, les tons et les couleurs et les nuances de la Conscience.
Or, l'éducation ordinaire dissocie tous ces phénomènes
en petites féodalités et elle hache menu ce qui a un sens uniquement
dans une vue globale et enveloppante. Il en résulte une confusion générale
des esprits, un morcellement des canaux et une pauvreté de monde, à
la fois dans les idées, les sentiments et l'action réduites à
son ombre effrayée. Le stade ultime de cette décomposition, de
cette mutilation et de ce rétrécissement de l'horizon passe par
l'adoption du modèle des jeux vidéos, qui deviennent l'alpha et
l'oméga des paysages intérieurs, alors qu'il ne représentent
qu'un jeu d'ombres fugaces sans substance ni contenu. La vraie vie se développe
en strates successives souples, par superposition de plaques tectoniques et
enroulements variés, et la santé se gagne par l'exercice de l'intelligence,
non par coups et contrecoups violents animiques et instinctifs, même séduisants
dans leurs formes.
Pour progresser durablement et acquérir une vaste vue idéographique
des choses et des êtres, posséder en son sein une profonde lumière
agraire et s'asseoir solidement sur un champ céleste, l'Homme doit mettre
en mouvement les différentes sphères qui le composent. Afin de
former un tout fermement unifié, à la fois géologique,
psychique et astronomique. Chaque sphère de vie recèle une vérité
et un principe moteur qui lui est propre et se meut en fonction du degré
de maturation de l'être, qui s'exprime à la fois individuellement
et collectivement dans la société.
La sphère instinctive est la première qui s'ébranle, lorsque
les besoins et les pulsions primaires des corps sont éveillées.
La sphère animique lui succède naturellement, et tous les sentiments
élevés et les règles de conduite mutuelle des hommes tacites
ou écrites en dérivent. Mais le couronnement de nos facultés
passe par l'illumination de la sphère intellectuelle et de ses Idées,
qui donne accès aux racines véritables des phénomènes.
Le jeu de ces sphères et des opérations afférentes de la
Volonté libre a été admirablement décrit par Antoine
Fabre d'Olivet dans la dissertation introductive de son " Histoire philosophique
du genre humain ", à laquelle nous renvoyons le lecteur attentionné.
Tout ce que nous écrivons maintenant est une application de ces principes.
Si chaque sphère possède sa propre vie, son autonomie et son propre
mode de réveil, la pratique de l' Etymoscopie permet de dévoiler
les racines qui sont à la base de leur fonctionnement. Chaque racine
décline un sens qui se déploie selon un mode littéral,
allégorique et hiéroglyphique, et qui peut s'appliquer à
chaque sphère prise séparément comme à l'ensemble.
Par exemple, la racine de la Vie dévoilera le sens réel de la
vie instinctive, de la vie animique, mais aussi de la vie intellectuelle, selon
qu'elle sera vue davantage comme une sorte de mouvement igné, une aspiration
primitive ou une lumière innée. Pour toutes les précisions
indispensables, se reporter aux chapitres sur le verbe être de nos deux
bibles de culture céleste : " La langue hébraïque restituée
" et " La langue d'Oc rétablie " du magistère de
Fabre.
Si on décompose les racines, nous découvrons les signes initiaux
qui forment la trame de la Vie universelle et dessinent une grammaire spontanée
de la Nature. Ils délivrent un triple sens qu'on peut classer en "apparent",
"pédagogique" et "définitif". Nous pouvons
appliquer à tous les phénomènes innés ce principe
pour en extraire le suc. Le " mouvement igné " donnera par
exemple la doctrine du " Feu intérieur " selon le tummo tibétain
ou l'obscure doctrine de Jacob Boehme des sept source-esprits lorsqu'on prend
la locution dans son sens interprétatif, et son sens définitif
est laissée à l'appréciation de chacun
On connaît
certes le mot de " claire-lumière ", mais cette expression
ne renvoie à aucun signe sensé en langue française, à
la différence de l'idiome tibétain.
Les signes qui sont au fondement du fonctionnement de notre langage et peuvent
être résumés en un petit nombre. Ils reposent à la
source de toutes les langues et ne sont pas des entités abstraites, mais
l'inscription dans nos canaux de notre rapport intime avec le monde. Fabre en
a fait l'admirable démonstration, même si son oeuvre a été
recouverte d'une chape de silence sépulcral, blanchi et ceint d'un mur
d'opprobre et de mépris. Elle peut pourtant nous servir de méthode
et de modèle en son cliché pour nous aider à reconstruire
notre cerveau. Notre problème, c'est que les signes qui nous entourent
ne résonnent plus, car nous avons été scindés par
notre éducation en modules. Nous méconnaissons les aspects internes
et secrets des signifiants, au profit des apparences formelles. Il n'en résulte
que méprises et confusions en passant d'un idiome à l'autre. Tous
les termes du dharma ont été cousus dans des langues spécifiques
par des élites éclairées, propres à donner à
voir certaines qualités particulières du divin. Comme Moïse
avec l'hébreu ancien. Chaque langue possède dans sa structure
intime une façon propre de rendre les choses divines. Et lorsqu'on passe
d'une langue à l'autre, certaines caractéristiques sont automatiquement
effacées au profit d'autres aspects mis en lumière. La structure
intime des langues reflète la grammaire naturelle du divin. C'est pour
cette raison que le terme compassion en tibétain ne peut pas être
rendu littéralement par " compassion " en français qui
vient du latin et qui signifie étymologiquement " souffrir avec
" . Alors qu'en tibétain, le terme semble indiquer davantage la
dimension dynamique et active de l'esprit, ce qui s'accorde davantage avec la
doctrine de l'état naturel duquel tout jaillit spontanément et
clairement. Donc si on en reste à une approche superficielle, on reste
tout à fait en dehors du sujet.
Pour approcher le sens du mot " compassion " en tibétain comme
des autres mots importants, il faut passer par l'analyse radicale qui décompose
le mot dans ses racines constitutives et ses signes, afin d'en saisir par un
acte d'intuition pure le sens universel et réel. Cette méthode
d'analyse de la langue permet de découvrir les " signatures "
naturelles, par seulement dans la langue mais dans tous les phénomènes.
C'est à proprement parler l'étymoscopie, dont notre théoscopie
était la partie " littérale " appliquée à
l'intellect pur, notre " roman dharmique " la partie allégorique
appliquée à la sphère animique. Et nos musiques improvisées
sur des textes du dharma, la façon de nous mettre dans une ambiance océanique
appropriée (qui nous reconnecte à la Mère) pour faire surgir
les cognitions valides issues de la décomposition du sens conventionnel
des mots et des phrases.
Pour que les " racines " et les " signes " se révèlent,
il faut que le sens littéral et les apparences ordinaires se dissolvent,
afin que objets cachés puissent se montrer. La racine " Ma "
est la plus universelle et la plus évidente, et nous connaissons un Nirmanakaya
qui en exprime parfaitement tous les aspects. Mais les autres sont mieux cachées,
quoique trouvables et non dissimulés dans l'occulte et la magie kabbalistique.
En réalité, c'est un processus naturel qui se passe à tout
moment et qui est étalé sous nos yeux, car nous avons déjà
dans notre univers toutes les racines et les signes dont nous avons besoin,
même si le processus de reconnaissance est assoupi. La difficulté
pour nous consiste à de réactiver la fonction vivante des signes
atrophiés dans notre corps subtil, afin d'en restaurer l'unité,
la pureté et l'harmonie originelle. Ce qu'on appelle dans le jargon la
" pratique du mantra secret ".
Pour cela, nous proposons différentes études, basées sur
l'uvre prodigieuse de Fabre d'Olivet, qui embrasse sous le couvert "
d'étymologie " les aspects les plus variés de l'esprit humain
dans leur unité évolutive organique. D'une part, l'étude
de l'Histoire basée sur la découverte des cognitions valides à
l'origine des grands faits sociaux significatifs et le déchiffrement
des mouvements des peuples, grâce au suivi du jeu des racines dans les
langues anciennes. Cela reconfigure nos canaux et en crée de nouveaux,
en lisant le maître-ouvrage déjà cité et en creusant
les sillons de nos ancêtres. D'autre part, l'étude proprement dite
d'une ou plusieurs langues-mères comme le sanskrit, l'hébreu ou
le chinois, proches de la langue Mère universelle qui contient tous les
signes dans leur état de pureté primordiale. Cela activera les
racines et les signes supports des souffles (les " lettre-germes ").
Enfin, une pratique musicale et poétique qui réunit le fond et
la forme, la Providence et de Destin, afin de découvrir que le bonheur
passe par la libre adhésion de la Volonté aux contraintes posées
par celle des trois puissances qui gouverne l'univers par son implacabilité,
transformant le travail subi en puissante expression de la matière rendue
souveraine. L'Homme a pour vocation d'opérer la jonction entre la sphère
de la nécessité et celle de la Providence, et cela passe par l'exercice
et la création de sens nouveaux et de lien social.
Le problème capital pour les étudiants du dharma d'aujourd'hui,
enfermés dans l'instant présent étriqué, sans culture
historique, sans mémoire de leur propre langue comme des idiomes étrangers,
sera donc de restituer la fonction des Signes et des Racines qui donnent au
corps subtil sa cohérence et son unité. Imaginons une société
où chaque mot serait ouvert et non plus fermé sur lui-même,
où par exemple chaque mot aurait trois sens, un sens littéral,
un sens symbolique, et un sens hiéroglyphique, comme l'hébreu
de Moïse (les tibétains nous diraient : un sens externe, interne
et secret). Par exemple, le mot " plante " désignant simultanément
les plantes vertes, la plante du corps subtil et la shakti universelle, tandis
que " lait " désignerait le lait de la vache, la connaissance
et le nectar divin, etc
Cet univers merveilleux, ce paradis terrestre ne serait rien d'autre que l'ensemble
de nos canaux réunifiés. On comprendra aisément qu'une
personne dont le corps subtil ayant grandi au sein de ces notions ouvertes et
transparentes ne verrait plus aucune barrière entre elle, le monde physique
et le monde spirituel, puisque toute plante verte lui rappellerait automatiquement
la shakti universelle, que l'action de boire du lait lui rappellerait automatiquement
la connaissance surgissant de son état naturel et que tirer la chasse
d'eau lui rappellerait l'ultime reflux de la grande intumescence des eaux. Bref,
la jonction entre la terre et le ciel ne serait pas un vain mot. Et la notion
du Verbe, le "sambhogakaya" qui relie les messages de la Providence
aux mécanismes de la Nécessité serait une réalité
vécue et explicite, comme pour l'Homme antique.
Aucun objet ne renverrait donc isolément et uniquement à lui-même,
car tous renverraient à Dieu comme la source ultime des signes et des
signifiants et fondement de tous les liens. Le Noms, le Verbe et la relation,
la substance, l'action et l'abstraction de Pensée auraient un fondement
infaillible et certain. Techniquement, chaque objet serait désigné
par deux ou trois racines exprimant elles-mêmes les signes primitifs qui
composent toutes les langues possibles. Car il faut bien voir que le corps subtil
épouse la forme du langage que nous pratiquons, et c'est pour cette raison
que nous lisons dans les textes du dharma que les lettres des mantras sont dans
nos canaux. Mais étant donné notre éducation, nous voyons
mal par quel miracle on y retrouverait d'emblée des racines sanscrites
Il faut donc passer par notre langue maternelle, et remonter à la langue
d'Oc dont elle est dérivée. Notre corps subtil a été
formé par le français, l'allemand ou l'anglais, avec toutes les
limitations qui leur sont propres, et leur esprit matérialiste complètement
ignorant des objets du dharma et des significations du second du troisième
degré.
Même si les mots sont susceptibles de contenir les trois sens, les explications
que nous recevons dans les enseignements publics ne font mention que du premier,
même quand ils prétendent le contraire. C'est en cela que réside
l'escroquerie manifeste. Et c'est pour cette raison que les objets du dharma
nous demeurent cachés et occultés, tant qu'ils ne sont pas inclus
dans notre structure familière de langage et de perception. Pour devenir
capable de les appréhender, il nous faut tout défaire et tout
reconstruire dans un grand jeu de langage et de signes de piste. C'est l'objet
infini de l'étymoscopie.
En permettant de raccrocher son univers familier à des ensembles signifiants
naturels, nous raccordons tous les bouts ensemble, de telle sorte que "
l'auto-libération " des phénomènes ne soit plus un
mot vide, mais une expérience concrète, fraîche, c'est-à-dire
de première main (ou encore " authentique " suivant la terminologie
consacrée), car basée sur la pureté retrouvée de
notre langage familier et de notre environnement.
A l'origine, notre langage est pur, car les racines et les signes qui le constituent
sont pures. Ils n'ont été altérés et dénaturés
que par l'usure du temps, les rouages de l'habitude et les souillures adventices.
En temps normal, les termes que nous utilisons n'évoquent qu'un sens
" matériel " et limité, alors qu'ils devraient résonner
dans toutes les parties de l'être et épandre dans un champ d'expansion
quasiment infini, en fournissant toujours de nouvelles résonances. Notre
méthode consistera donc à dresser un vocabulaire radical étymoscopique,
afin de voir comment les traditions d'éclairent mutuellement, en composant
les Signes innés en Racines dharmiques signifiantes. Que l'on verra à
l'uvre dans toute la Nature, dans le macrocosme comme dans le microcosme.
Ainsi l'antique doctrine de l'Antiquité, de Ram, de Krishnen, d'Orphée,
et de Foé s'éclairera d'un jour plus accessible à nos structures
appauvries et défigurées par le monde moderne. Mais paradoxalement,
le langage des machines nous offre la possibilité d'enrichir notre vocabulaire
de racines nouvelles et de retrouver avec bonheur le divin dans sa diffraction
la plus éloignée en apparence.
Cette étude ne prendra sons sens que pour des lecteurs qui se documenteront
sérieusement sur l'uvre du génie de l'Oscitanie, sans quoi
les mots morts auront bien du mal à délivrer leur message et à
atteindre leur cible. Toutes les religions sont la traduction imagées
de grands mouvements de pensée et de forces, qui sont prises à
tort pour des entités, alors que nous pouvons décomposer leur
langage en jeu de significations et de relations rationnelles, sans perdre pour
autant le divin qui imprègne chaque partie de cette grammaire admirable
et naturelle. Tout à sa raison dans l'uvre de la Providence. Correctement
identifiés, ces mouvements de pensée dessinent un jeu de racines
et de signes parfaitement cohérent et complet. Le but étant de
trouver les fameuses " cognitions valides " des textes du dharma et
de notre ordinateur interne, en traversant successivement les sédiments
et les strates de sens recouvertes par les voiles et les poussières du
temps : littéral, allégorique et hiéroglyphique. Dénommées
encore moral, pédagogique et définitif (ou externe, interne et
secret).
Le cliché de l' Etymoscopie sera donc dévoilé par le rétablissement
des études historiques et des langues anciennes selon la méthode
musicale de restitution des textes du dharma, appréhendés selon
leur racines primordiales et leurs signes constitutifs éternels.